Carte

Ceux qui ont de bons yeux distingueront peut être mon itinéraire, tracé très approximativement. En jaune les trajets en avion, en marron les trajets en voiture/train/bus...

Les autres... bah... tant pis..

 

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Samedi 20 août 2005

Avant toute chose, j'en appelle a l'indulgence du lecteur. Oui, je sais, les fautes d'accents, ca fait mal aux yeux, et aux miens en premiers, mais je me bats actuellement avec un clavier qwerty qui, vu son degre d'usure, a sans doute vu debarquer Vasco de Gama en son temps.

Je suis en ce moment dans un cyber cafe de Kochi (= Cochin), je lutte avec une connexion internet bas debit et des mouches viennent me harceler periodiquement (je me demamde pourquoi je me donne encore la peine de prendre des douches).

Je suis arrivee hier, minuit et des poussieres. Le vol etait agreable, l'avion n'etant meme pas a moitie rempli, je n'avais meme pas de voisin et j'ai pu profiter des deux sieges proches du hublot pour m'etaler.
Le vol, c'etait un peu l'Inde en avant premiere : accent invraisemblable de certains stewarts, plateau repas qui pourrait tres bien s'intituler "bois de l'eau ou dis au revoir a ton palais", sans oublier l'innenarrable film bollywood sur les teles (j'ai presque ete decue quand ils se sont mis a diffuser des films americains. Certes je comprenais, mais c'est tellement moins... kitsch...). Equipage Indien (sauf le pilote) adorable, avec le stewart qui vient discuter avec les passagers quand il n'a plus rien a faire...

L'arrivee a bombay est impressionnante, meme de nuit. A mesure que l'avion descend, on distingue de mieux en mieux les rues, les maisons. La ville, un milion de lumieres vues de haut, plus ou moins bien ordonnees selon les quartier, dessine une entite tentaculaire, qui encercle completement l'aeroport : il y a des maisons litterallement en bout de piste. On n'ose meme pas imaginer le bruit a l'interieur. L'avion descend, descend, on distingue les toits des maisons, les details des rues, et puis soudain une piste surgie de nulle part deboule sous les roues de l'avion...

Bombay, au petit matin, vu de la fenetre de mon hotel, c'est etrange : je suis dans un hotel de haut standing, pres de l'aeroport, j'ecarte les rideaux et que vois je ? coince entre un autre hotel et un immeuble de bureaux flambant neuf a la facade vitree, un immeuble en travaux (ou un chantier abandonne, dur a dire), avec a son pied deux ou trois petites cabanes faites de bric et de broc, toles, bois, baches.. avec une famille devant, des gosses en bas age et en haillons, du linge qui seche, le fil tendu entre deux poteaux de beton de l'immeuble en construction.
Et la, on se demande un peu ce qu'on fait la.

Pour rejoindre l'aeroport distribuant les villes interieures, j'ai pris un taxi, et bien sur j'ai remis ca entre l'aeroport de Kochi et l'hotel. La philosophie indienne de la route peut apparement se resumer en une expression "bon sens". Genre 'tiens son camion fait trois fois ma voiture je le laisse passer, mais par contre le motard il peut toujours crever la bouche ouverte s'il croit que je vais le laisser passer'. Ya pas l'air d'avoir vraiment de vitesse limite (elle est limitee plus par le trafic que par autre chose), et evidemment ca double n'importe comment : deja que vu qu'ils roulent a gauche, les voir depasser par la droite, ca fait bizarre, mais les voir depasser par la droite avec un camion qui vient en sens inverse...
Sur le bord de la route un panneau publicitaire demandait did you meet life today ? c'etait pour une assurance ou je ne sais quoi. A ce moment la, ce que j'ai manque rencontrer, moi, c'etait la banquette avant, et la moto qui venait en face notre par-brise.
Note pour plus tard : ne jamais, jamais conduire sur une route indienne (surtout que je passais mon temps a fermer les yeux alors bon...).

 

Par Anne-Laure - Publié dans : Voyage
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Jeudi 18 août 2005
Voilà, mon sac est bouclé, ou peu s'en faut. Et puis ce que j'oublie, c'est que j'en ai pas vraiment besoin... (Parceque, franchement, a - t - on réellement besoin de chaussettes ?) j'ai même pris mon premier cachet de Savarine, c'est dire.
Je suis sur le départ.
J'écris ce message, qui n'a pas d'autre intérêt que de lancer le blog. Je sais pas encore si je pourrai poster régulièrement, mais, promis, j'essaierai.

Là, en ce moment, je regarde mon billet d'avion, et je me répète très fort, et très persuasivement "La loi des séries n'existe pas".
[Je vais bien, tout va bien].

 
Par Anne-Laure - Publié dans : Voyage
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